Le Siccatif flamand par la voie classique (Villanov’art)

Article initialement publié le 1er janvier 2008 sur le site disparu Villanov’art

  Le Magisterium succini
Le Magisterium succini

Ce procédé classique de confection du siccatif flamand donnera un produit plus coloré que celui obtenu par la voie du « Magisterium succini ».

Les proportions (en poids) sont de 1 à 2 parts de résine copal pour 3 parts de standolie ou d’huile de lin ou de noix cuite au soleil. De la quantité de copal dépendra la ductilité et le rendu du produit fini.

On fait fondre le copal pulvérisé, tout en remuant avec une baguette de bois jusqu’à obtenir une pâte filée semblable au caramel que l’on versera sur une plaque de métal. On laisse solidifier puis on pulvérise à nouveau. A ce stade la résine a pris une teinte brune.

On mène maintenant deux opérations simultanées : on fait fondre une seconde fois le copal et on chauffe parallèlement l’huile à petit feu. La conduite à bonne température de l’huile prendra une petite heure, jusqu’à ce qu’elle commence à se colorer.

Quand le copal se boursoufle et fume il est prêt à recevoir l’huile que l’on ajoute progressivement sans cesser de remuer. On a obtenu unvernice liquida au copal. Si la solution ne s’opère pas c’est que l’huile est trop froide, et l’appareil est inutilisable.

Pour obtenir le siccatif flamand, on incorpore de l’essence de térébenthine au vernice liquida refroidi.

Attention ! Toutes les opérations de chauffe décrites se font sur plaque électrique ou sur bain de sable, pour réduire les risques d’incendie. On utilisera un récipient à haut bord pour contenir les tuméfactions du copal. Le copal en fusion dégage beaucoup de fumée et répand une odeur très âcre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *